L'art figuratif aujourd'hui : vitalité, diversité, exigence

Être figuratif au XXIe siècle, ce n'est pas revenir en arrière. C'est s'inscrire dans une tradition vivante, la réinventer, et répondre aux questions du présent avec les moyens de la figure : le corps, le visage, le paysage, l'objet, la scène.

Une génération foisonnante

De Jenny Saville à Michaël Borremans, de Marlene Dumas à Luc Tuymans, de Njideka Akunyili Crosby à Kerry James Marshall, de Kehinde Wiley à Anselm Kiefer (dont l'œuvre mêle figure et matière), une génération d'artistes figuratifs occupe le devant de la scène internationale. Leurs œuvres sont présentes dans les plus grands musées, les grandes biennales, les grandes foires.

Le figuratif comme espace critique

La figure permet de parler du corps, du genre, de la race, de la migration, de la mémoire, de la violence, de l'intime. Là où l'abstraction postule l'universel formel, la figuration contemporaine revendique la singularité des corps et des récits. C'est l'un de ses ressorts les plus puissants.

« La figure n'est pas une fermeture. C'est une ouverture sur le monde. »

Une pratique qui se transmet

Les écoles d'art, les ateliers privés, les académies, les cours du soir, les résidences : partout, l'enseignement du dessin, de l'anatomie, de la perspective, de la couleur figurative demeure central. Les concours de portrait (BP Portrait Award, Portrait Society of America, Figurativas de Barcelone) attirent chaque année des milliers de candidats du monde entier.

Ni nostalgie, ni réaction

Défendre l'art figuratif n'est pas regretter un âge d'or. C'est constater une réalité : la figure est, aujourd'hui comme hier, le lieu majeur de la création picturale. Elle n'a pas besoin d'être réhabilitée : elle n'a jamais cessé d'être là. Il suffit de la regarder.

Article 4 / Série « Figuratif vs Abstrait »